Le monde à l'envers
Je vérifiais une dernière fois l’équilibre de mon sac à dos puis fixais mes raquettes aux pieds. La neige ne tombait plus depuis environ deux sections et cela faisait une section que nous nous préparions, la première étant réservée à nos adieux combinés à un dernier repas dans nos familles respectives. Dans une ambiance à la fois lourde et solennelle, nous nous apprêtions rapidement, mais calmement. Nous ne pouvions pas nous permettre la moindre erreur. Je rassurais ma mère d’un sourire lorsque je croisais ses yeux inquiets. Ses mains se joignirent en une prière silencieuse.
Dehors, la clarté nous éblouissait… ce qui ne signifiait pas grand-chose. Quel que soit le temps, ce dernier changeait toujours en un millième de section, le temps d’un claquement de doigts. Il y avait bien des jours et des nuits, mais ces derniers étaient généralement incomplets, comme aléatoires, pouvant être raccourcis subitement, la nuit devenant jour, le jour devenant nuit. Quant aux tempêtes, qu’elles soient de niveau 0.5 ou 1, elles arrivaient n’importe quand, sans aucun avertissement ni signe avant-coureur quelconque. Le ciel s’assombrissait brutalement, puis il était trop tard, les secousses commençaient et la neige volait.
Je fermais les yeux un bref instant avant de les rouvrir, déterminé. Il était temps. Temps de partir vers le bout du monde. Et peut-être y parvenir, enfin.
Dans ma poitrine, mon cœur battait lentement et régulièrement. Ce n’était pas la première fois que notre village tentait une telle expédition, et c’était personnellement ma troisième. Je connaissais le rituel par cœur, les expéditions étant plus nombreuses que par le passé. Le fait d’avoir mis une priorité sur la survie plutôt que sur l’objectif y était pour beaucoup. Atteindre le bout du monde, c’est bien, mais revenir vivant, c’est mieux. J’avais la chance d’être assez âgé pour avoir de l’expérience derrière moi et assez jeune pour avoir survécu à mes deux premières expéditions, davantage sécurisées que celles du passé.
Derrière moi, ma mère m’aida à m’engouffrer sous l’épaisse couche du duvet qui me protégerait lors de la chute… je grimaçais au moment où cette pensée me traversa l’esprit, avant de me pardonner. En réalité, je n’étais pas pessimiste, simplement réaliste. Le taux de survie avait beau être désormais au-dessus de zéro, il restait bas. Chaque expédition provoquait des larmes au retour, y compris lorsque nous avions la chance de ne subir qu’une tempête de niveau 0.5, il y avait souvent des blessés, parfois pire.
Il n’y avait que deux niveaux de tempête : 0.5 et 1. Je n’avais connu que le niveau 0.5 et j’espérais bien ne jamais connaître le niveau 1. Je regardais Maelle à mes côtés, seule survivante d’un niveau 1. Un véritable miracle d’après ses propres dires. Son visage était fermé, son regard déterminé. Lorsqu’elle sentit mes yeux sur elle, elle prit néanmoins sur elle pour m’adresser un sourire. Nous partions pour notre avenir, pas pour notre plaisir. Dire que je l’admirais serait bien en deçà de la réalité.
La troisième personne composant notre expédition était Timéo, le petit frère d’un ami d’enfance, à peine plus jeune que moi. Il s’agissait de sa première expédition. Son sourire était un peu crispé et ses yeux ne pouvaient s’empêcher de laisser filtrer son anxiété. Personne ne lui en voulait. S’il n’avait pas eu peur de ce qui l’attendait, nous l’aurions forcé à rester sur place. Ce n’était pas une expédition faite pour les casse-cous. Hors de question d’autoriser quelqu’un d’inconscient du danger à venir avec nous.
Il nous fallut à peine deux dixièmes de sections pour atteindre l’extrémité du village. Une fois hors de la sécurité des toits et nos câbles de sécurité – parfois appelés « lignes de vie » de façon fort juste - détachés, nous adressâmes nos derniers au revoir à nos familles et amis avant commencer à marcher, sans plus nous retourner, et aussi vite que nous le pouvions. La vitesse était un élément crucial de notre potentielle réussite.
Devant nous, de la neige et des collines, et un ciel flou dont nous ne distinguions pas ce qu’il cachait. La neige n’offrait aucune surprise, toujours identique, très poudreuse. Nous ne pouvions y marcher sans nous enfoncer jusqu’aux genoux que grâce à nos raquettes. Maelle avançait en tête, cheffe officieuse de l’expédition. Aucun responsable n’était jamais désigné, notre réussite ne dépendant pas seulement de nous, mais de la chance. Nous espérions que cette fois-ci elle resterait de notre côté et que l’accalmie entre deux tempêtes durerait assez longtemps pour que nous parvenions au bout du monde.
Timéo, lui, paraissait résolu. Nous n’avions pas besoin de l’attendre, il avançait vite et on sentait qu’il s’était bien préparé physiquement. Il apprenait à quoi ressemblait le monde hors du village. Son rôle aujourd’hui : engranger de l’expérience afin de pouvoir participer à une prochaine expédition s’il survivait à celle-ci. Maelle quant à elle décidait du rythme de notre marche et moi du rythme des repas.
Au bout d’une centaine de sections, en même temps que l’espoir qui se faisait jour en chacun de nous, je réalisais concrètement à quel point la nourriture était tout aussi cruciale pour notre réussite que notre vitesse. Nous prenions nos repas toutes les quatre sections et de façon parcimonieuse. Et malgré cela, nos réserves s’amoindrissaient et nous n’avions déjà plus assez pour un éventuel retour après la chute, à moins de retomber juste à côté du village.
Nous le savions tous sans avoir besoin d’en parler, mais Maelle l'exprima néanmoins, nous enjoignant à aller jusqu’au bout, le plus loin que nous le pouvions. Pointant du doigt droit devant nous, elle fit alors remarquer que le ciel paraissait plus distinct que jamais. Et effectivement, elle disait la vérité, bien qu’à force de regarder où je posais les pieds, je n’y avais pas prêté attention. Là où son doigt indiquait, il n’y avait plus de collines, plus que de la neige et le ciel. Le bout du monde. Le bout du monde était là, à portée de mains !
Je tentais de garder mon excitation sous contrôle, mais après la déclaration de Maelle, nous redoublâmes d’allure sans avoir besoin de nous concerter. Nous étions proches, très proches.
Une vingtaine de sections plus tard, toujours pas de tempête, un véritable record. Jamais encore il ne s’était écoulé autant de temps entre deux tempêtes ! Mes yeux brillaient, et je pensais déjà à notre retour auréolé de gloire, mon pessimisme s’autorisant une pause.
Puis je vis les pieds de Maelle, à deux pas de moi, s’arrêter sans crier gare et vaciller. Relevant la tête, je l’aperçus debout, une main sur la tête, les yeux écarquillés alors qu’elle regardait devant elle. Droit vers… rien ? Tout ? La neige sous nos pieds disparaissait subitement, et plus loin, des formes gigantesques d’objets que nous reconnûmes — si communs ! — emplissaient l’horizon. Je restais bouche bée, mais pas immobile, certainement pas immobile. M’avançant à l’extrême bord, je touchais le bout du monde du bout des doigts — dur, invisible. Puis le ciel s’assombrit brusquement.
Nous ne pûmes que nous regarder une dernière fois, les yeux remplis de terreur, avant que les secousses ne commencent et que le monde se renverse brutalement. Nous décollâmes tous du sol et nous mîmes à tomber au ralenti vers le ciel, la neige faisant de même. Tempête de niveau 1 : le monde se renversait. C’était pire que ce que Maelle nous avait décrit, pire que tout ce que j’avais pu vivre au village, où nous étions bien à l’abri, car aussi bien en intérieur qu’en extérieur, nous étions retenus par les toits au-dessus de nos têtes ou nos câbles de sécurité lorsque le monde se renversait ainsi.
Tomber de la sorte vers le ciel me lestait le cœur et la tête d’un poids difficile à supporter. Je n’avais pas envie de vomir, j’avais envie de m’évanouir. Je luttais pour garder les yeux ouverts à tout prix. Si je m’en sortais, il me faudrait pouvoir témoigner. Pour les futures expéditions. Maelle s’était évanouie lors de la tempête de niveau 1 qu’elle avait subie, et elle le regrettait encore à ce jour, de n’avoir pu que nous expliquer le début, le monde qui se retrouvait sens dessus dessous, ce que tout le monde au village connaissait déjà pour le vivre à chaque fois qu’une tempête de ce niveau frappait.
Je luttais pour rester éveillé malgré le vertige qui m’envahissait et me recroquevillais, mains contre le corps, jambes repliées, tête dans le duvet. Je réussis à tenir, ballotté par la tempête, un long moment, avant qu’un choc ne me pousse à oublier toute précaution et sortir la tête. À travers la poudreuse que j’écartais de mes mains, je ne pus que constater que le ciel, tout autant que l’horizon que nous étions parvenus à atteindre, était un mur. Un mur transparent et solide comme un roc. Nous étions enfermés. L’horizon aussi bien que le ciel n’étaient que des mirages que nous ne pourrions jamais atteindre.
Mon cœur s’alourdit sous le choc et je me mis à gémir sans pouvoir me retenir avant de me recroqueviller à nouveau en position de sécurité. La seule chose que je puisse espérer désormais, c’était survivre. Le bout du monde, nous l’avions atteint, et il ne semblait pas y avoir de sortie. Je devais survivre pour que nous cessions les expéditions, cessions d’espérer… mais sans espoir, que nous resterait-il ?
De l’autre côté du bout du monde
— Maman, tu veux bien arrêter de secouer ma boule à neige à chaque fois que tu passes par ma chambre ? Ça m’énerve !
— Pourquoi ? C’est joli non ?
— Oui, mais ça renverse tout… même les petits personnages.
Dehors, la clarté nous éblouissait… ce qui ne signifiait pas grand-chose. Quel que soit le temps, ce dernier changeait toujours en un millième de section, le temps d’un claquement de doigts. Il y avait bien des jours et des nuits, mais ces derniers étaient généralement incomplets, comme aléatoires, pouvant être raccourcis subitement, la nuit devenant jour, le jour devenant nuit. Quant aux tempêtes, qu’elles soient de niveau 0.5 ou 1, elles arrivaient n’importe quand, sans aucun avertissement ni signe avant-coureur quelconque. Le ciel s’assombrissait brutalement, puis il était trop tard, les secousses commençaient et la neige volait.
Je fermais les yeux un bref instant avant de les rouvrir, déterminé. Il était temps. Temps de partir vers le bout du monde. Et peut-être y parvenir, enfin.
Dans ma poitrine, mon cœur battait lentement et régulièrement. Ce n’était pas la première fois que notre village tentait une telle expédition, et c’était personnellement ma troisième. Je connaissais le rituel par cœur, les expéditions étant plus nombreuses que par le passé. Le fait d’avoir mis une priorité sur la survie plutôt que sur l’objectif y était pour beaucoup. Atteindre le bout du monde, c’est bien, mais revenir vivant, c’est mieux. J’avais la chance d’être assez âgé pour avoir de l’expérience derrière moi et assez jeune pour avoir survécu à mes deux premières expéditions, davantage sécurisées que celles du passé.
Derrière moi, ma mère m’aida à m’engouffrer sous l’épaisse couche du duvet qui me protégerait lors de la chute… je grimaçais au moment où cette pensée me traversa l’esprit, avant de me pardonner. En réalité, je n’étais pas pessimiste, simplement réaliste. Le taux de survie avait beau être désormais au-dessus de zéro, il restait bas. Chaque expédition provoquait des larmes au retour, y compris lorsque nous avions la chance de ne subir qu’une tempête de niveau 0.5, il y avait souvent des blessés, parfois pire.
Il n’y avait que deux niveaux de tempête : 0.5 et 1. Je n’avais connu que le niveau 0.5 et j’espérais bien ne jamais connaître le niveau 1. Je regardais Maelle à mes côtés, seule survivante d’un niveau 1. Un véritable miracle d’après ses propres dires. Son visage était fermé, son regard déterminé. Lorsqu’elle sentit mes yeux sur elle, elle prit néanmoins sur elle pour m’adresser un sourire. Nous partions pour notre avenir, pas pour notre plaisir. Dire que je l’admirais serait bien en deçà de la réalité.
La troisième personne composant notre expédition était Timéo, le petit frère d’un ami d’enfance, à peine plus jeune que moi. Il s’agissait de sa première expédition. Son sourire était un peu crispé et ses yeux ne pouvaient s’empêcher de laisser filtrer son anxiété. Personne ne lui en voulait. S’il n’avait pas eu peur de ce qui l’attendait, nous l’aurions forcé à rester sur place. Ce n’était pas une expédition faite pour les casse-cous. Hors de question d’autoriser quelqu’un d’inconscient du danger à venir avec nous.
Il nous fallut à peine deux dixièmes de sections pour atteindre l’extrémité du village. Une fois hors de la sécurité des toits et nos câbles de sécurité – parfois appelés « lignes de vie » de façon fort juste - détachés, nous adressâmes nos derniers au revoir à nos familles et amis avant commencer à marcher, sans plus nous retourner, et aussi vite que nous le pouvions. La vitesse était un élément crucial de notre potentielle réussite.
Devant nous, de la neige et des collines, et un ciel flou dont nous ne distinguions pas ce qu’il cachait. La neige n’offrait aucune surprise, toujours identique, très poudreuse. Nous ne pouvions y marcher sans nous enfoncer jusqu’aux genoux que grâce à nos raquettes. Maelle avançait en tête, cheffe officieuse de l’expédition. Aucun responsable n’était jamais désigné, notre réussite ne dépendant pas seulement de nous, mais de la chance. Nous espérions que cette fois-ci elle resterait de notre côté et que l’accalmie entre deux tempêtes durerait assez longtemps pour que nous parvenions au bout du monde.
Timéo, lui, paraissait résolu. Nous n’avions pas besoin de l’attendre, il avançait vite et on sentait qu’il s’était bien préparé physiquement. Il apprenait à quoi ressemblait le monde hors du village. Son rôle aujourd’hui : engranger de l’expérience afin de pouvoir participer à une prochaine expédition s’il survivait à celle-ci. Maelle quant à elle décidait du rythme de notre marche et moi du rythme des repas.
Au bout d’une centaine de sections, en même temps que l’espoir qui se faisait jour en chacun de nous, je réalisais concrètement à quel point la nourriture était tout aussi cruciale pour notre réussite que notre vitesse. Nous prenions nos repas toutes les quatre sections et de façon parcimonieuse. Et malgré cela, nos réserves s’amoindrissaient et nous n’avions déjà plus assez pour un éventuel retour après la chute, à moins de retomber juste à côté du village.
Nous le savions tous sans avoir besoin d’en parler, mais Maelle l'exprima néanmoins, nous enjoignant à aller jusqu’au bout, le plus loin que nous le pouvions. Pointant du doigt droit devant nous, elle fit alors remarquer que le ciel paraissait plus distinct que jamais. Et effectivement, elle disait la vérité, bien qu’à force de regarder où je posais les pieds, je n’y avais pas prêté attention. Là où son doigt indiquait, il n’y avait plus de collines, plus que de la neige et le ciel. Le bout du monde. Le bout du monde était là, à portée de mains !
Je tentais de garder mon excitation sous contrôle, mais après la déclaration de Maelle, nous redoublâmes d’allure sans avoir besoin de nous concerter. Nous étions proches, très proches.
Une vingtaine de sections plus tard, toujours pas de tempête, un véritable record. Jamais encore il ne s’était écoulé autant de temps entre deux tempêtes ! Mes yeux brillaient, et je pensais déjà à notre retour auréolé de gloire, mon pessimisme s’autorisant une pause.
Puis je vis les pieds de Maelle, à deux pas de moi, s’arrêter sans crier gare et vaciller. Relevant la tête, je l’aperçus debout, une main sur la tête, les yeux écarquillés alors qu’elle regardait devant elle. Droit vers… rien ? Tout ? La neige sous nos pieds disparaissait subitement, et plus loin, des formes gigantesques d’objets que nous reconnûmes — si communs ! — emplissaient l’horizon. Je restais bouche bée, mais pas immobile, certainement pas immobile. M’avançant à l’extrême bord, je touchais le bout du monde du bout des doigts — dur, invisible. Puis le ciel s’assombrit brusquement.
Nous ne pûmes que nous regarder une dernière fois, les yeux remplis de terreur, avant que les secousses ne commencent et que le monde se renverse brutalement. Nous décollâmes tous du sol et nous mîmes à tomber au ralenti vers le ciel, la neige faisant de même. Tempête de niveau 1 : le monde se renversait. C’était pire que ce que Maelle nous avait décrit, pire que tout ce que j’avais pu vivre au village, où nous étions bien à l’abri, car aussi bien en intérieur qu’en extérieur, nous étions retenus par les toits au-dessus de nos têtes ou nos câbles de sécurité lorsque le monde se renversait ainsi.
Tomber de la sorte vers le ciel me lestait le cœur et la tête d’un poids difficile à supporter. Je n’avais pas envie de vomir, j’avais envie de m’évanouir. Je luttais pour garder les yeux ouverts à tout prix. Si je m’en sortais, il me faudrait pouvoir témoigner. Pour les futures expéditions. Maelle s’était évanouie lors de la tempête de niveau 1 qu’elle avait subie, et elle le regrettait encore à ce jour, de n’avoir pu que nous expliquer le début, le monde qui se retrouvait sens dessus dessous, ce que tout le monde au village connaissait déjà pour le vivre à chaque fois qu’une tempête de ce niveau frappait.
Je luttais pour rester éveillé malgré le vertige qui m’envahissait et me recroquevillais, mains contre le corps, jambes repliées, tête dans le duvet. Je réussis à tenir, ballotté par la tempête, un long moment, avant qu’un choc ne me pousse à oublier toute précaution et sortir la tête. À travers la poudreuse que j’écartais de mes mains, je ne pus que constater que le ciel, tout autant que l’horizon que nous étions parvenus à atteindre, était un mur. Un mur transparent et solide comme un roc. Nous étions enfermés. L’horizon aussi bien que le ciel n’étaient que des mirages que nous ne pourrions jamais atteindre.
Mon cœur s’alourdit sous le choc et je me mis à gémir sans pouvoir me retenir avant de me recroqueviller à nouveau en position de sécurité. La seule chose que je puisse espérer désormais, c’était survivre. Le bout du monde, nous l’avions atteint, et il ne semblait pas y avoir de sortie. Je devais survivre pour que nous cessions les expéditions, cessions d’espérer… mais sans espoir, que nous resterait-il ?
De l’autre côté du bout du monde
— Maman, tu veux bien arrêter de secouer ma boule à neige à chaque fois que tu passes par ma chambre ? Ça m’énerve !
— Pourquoi ? C’est joli non ?
— Oui, mais ça renverse tout… même les petits personnages.
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